Spiritualité

Beaucoup de gens mènent une vie spirituelle, mais refusent de la placer sous le signe de la foi en Dieu, et notamment au Dieu des chrétiens. La vie spirituelle n’est pas l’exclusivité des chrétiens ou des croyants. Tout être humain a dans sa vie une dimension, dont il est ou non conscient, qu’on peut qualifier de spirituel, c’est-à-dire ouvert sur l’Esprit saint. Il a une vie spirituelle qu’il refuse de placer sous le signe de Dieu.

 

Mais qu’est-ce qu’on appelle alors « vie spirituelle » ?

C’est avoir le sentiment, la conviction qu’on est habité par un autre que soi.   Nous nous réveillons parfois le matin en nous demandant où nous sommes allés chercher tout cela. Et toutes les religions ont réalisé que le moi profond, la réalité de ce que je suis, m’échappe en grande partie, et les sciences n’arriveront probablement jamais à épuiser cette profondeur. Ce sentiment, il n’y a pas besoin d’être chrétien pour l’éprouver. Il y a une vie spirituelle pour tout le monde.

Quand Saint Paul dit : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi », est-ce une simple formule, où doit-on le prendre au sérieux ?

Le chrétien se reconnaît dans la personne du Christ, et il croit, car c’est de l’ordre de la foi et non de l’évidence, que cet autre qui parfois prend la parole en lui, qui lui suggère des choses, c’est le Christ, ou l’Esprit du Christ.

Dieu a voulu être une personne humaine et il veut que chaque homme soit une personne humaine. Dans l’expérience chrétienne, on fait d’abord l’expérience que quelqu’un est en nous, et que ce quelqu’un m’invite à être moi-même et me révèle à moi-même.

Ce qui fait, je crois, la singularité de la mystique chrétienne, une relation de personne à personne, qui est personnalisante et dans laquelle la parole joue un rôle capital. Les chrétiens qui ont vécu cette expérience ont eu l’impression que quelqu’un leur parlait, et cela les a fait parler à leur tour.

Elle fait parler. Au moment de la Pentecôte, ces hommes qui étaient enfermés sur eux-mêmes sortent et se mettent à parler aux gens qui étaient là.

Accepter l’autre comme il est

Guy Parent

 

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