Sans pardon, pas d’union avec le christ ( partie 5)

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Les rabbins et les prêtres enseignaient la loi de Moïse, qui dit : « Œil pour Œil » (Ex 21. 24), et : « Celui qui verse le sang de l’homme. Par l’homme son sang sera versé. » (Ge 9.6) Ce n’est pas ainsi que Jésus, le nouvel exécuteur des volontés de Dieu, présenta la loi divine de l’amour, qui bénit même ceux qui la maudissent.

En tant qu’idéal individuel de la vérité, Christ Jésus vint pour réprouver la faute des rabbins et tout péché, toute maladie et la mort (pour montrer le chemin de la vérité et de la vie). Cet idéal fut démontré tout au long de la carrière terrestre de Jésus, ce qui marque la différence entre le rejeton de l’âme et celui du sens matériel, entre le rejeton de la vérité et celui de l’erreur.

Si nous avons triomphé suffisamment des fautes du sens matériel pour permettre à l’âme de dominer, nous abhorrerons le péché et le réprouverons, sous quelque déguisement qu’il se présente. Ainsi seulement, pourrons-nous bénir nos ennemis, bien qu’ils puissent donner une tout autre interprétation à nos paroles.

Nous n’avons pas le choix des moyens, mais il faut travailler à notre Salut comme l’enseignait Jésus. On le voyait prêcher l’Évangile aux pauvres avec douceur et puissance. L’orgueil et la crainte ne sont pas dignes de porter l’étendard de la vérité, et Dieu ne le mettra jamais entre de telles mains.

Jésus ne reconnaissait aucun lien de la chair. Il dit : « Et n’appelez personne sur la terre père ; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. » (Mt 23.9) Une autre fois, il demanda : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. » (Lc 8.21) laissant entendre que ce sont ceux qui font la volontés de son Père.

Il n’est fait mention nulle part qu’il ait appelé un homme de nom de père. Il reconnaissait l’Esprit, Dieu, comme le seul créateur, et par conséquent le Père de tous. Jésus enseigna à ses disciples que l’application du pouvoir guérisseur de la vérité et de l’amour est le premier des devoirs chrétiens.

Il n’attachait aucune importance aux cérémonies mortes. C’est le Christ vivant, la vérité pratique, qui fait de Jésus « la résurrection et la vie » pour tous ceux qui le suivent dans leurs actes.

En obéissant à ses précieux préceptes (en suivant sa démonstration dans la mesure où nous la comprenons) nous buvons de sa coupe, nous mangeons de son pain, nous sommes baptisés de sa pureté ; et finalement, nous nous reposerons, nous nous assiérons avec lui dans une pleine compréhension du Principe divin qui triomphe de la mort.

Car, Paul dit : « Car toutes les fois que vous mangez de ce pain, et que vous buvez de cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. » (1 Co 11.26) Faisant allusion à la matérialité de ce temps, Jésus dit : « Mais l’heure vient — et c’est maintenant — où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont de tels adorateurs que le Père recherche. » (Jn 4.23)

Prévoyant la persécution qui accompagnerait la connaissance de l’Esprit, Jésus dit encore : « Ils vous excluront des synagogues ; et même, l’heure vient où quiconque vous fera mourir pensera offrir un culte à Dieu. Et ils feront cela, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi. » (Jn 16. 2-3)

Dans la Rome antique, le soldat devait prêter serment à son général. Le mot latin pour ce serment était sacramentum, est le mot sacrement en dérivé. Chez les juifs, une ancienne coutume prescrivait au maître de la fête de passer une coupe de vin à chaque invité.

Mais la dernière cène ne commémore pas le serment d’un soldat romain, et le vin, dont on se servait dans les festins et dans les rites judaïques, n’était pas non plus la coupe de notre Seigneur. La coupe préfigure son expérience amère coupe, qu’il pria Dieu d’éloigner de lui, bien qui s’inclina avec une sainte soumission devant le décret divin.

« Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain, et après avoir dit la bénédiction, il le rompit et le donna aux disciples, en disant : Prenez, mangez, ceci est mon corps. Il prit ensuite la coupe ; et après avoir rendu grâces, il la leur donna en disant : Buvez-en tous. » (Mt 26. 26-27)

À suivre…

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