Sans pardon, pas d’union avec le Christ ( partie 3)

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Bien qu’il démontrât son empire sur le péché et la maladie, Jésus-Christ ne dispensa nullement les autres de donner les preuves indispensables de leur propre piété. Il travaillait pour leur servir d’exemple, afin qu’ils puissent démontrer comme lui se pouvoir et en comprendre le Principe divin.

Une foi implicite en Lui et tout l’amour émotif que nous pourrons lui vouer, cela seul ne fera jamais de nous ses imitateurs. Il nous faut aller et faire de même, autrement nous n’utilisons pas les grands bienfaits que nous valurent le travail et la souffrance de Jésus. La divinité du Christ fut rendue manifeste dans l’humanité de Jésus.

Bien que nous adorions Jésus, et que notre cœur déborde de gratitude pour ce qu’il fit pour les mortels (parcourant seul son sentier d’amour jusqu’au trône de gloire, explorant le chemin pour nous dans une angoisse muette) néanmoins Jésus ne nous épargne pas une seule expérience individuelle si nous suivons fidèlement ses commandements ; et tous auront à boire la coupe de douloureux efforts en proportion de leur démonstration de son amour, jusqu’à ce que tous soient rachetés par l’amour divin.

Le Christ était l’Esprit auquel Jésus faisait allusion dans ses déclarations : « Moi, je suis le chemin, la Vérité, et la Vie. » (Jn 14 : 6) ; « Moi et le Père, nous sommes un. » (Jn 10 : 30) Ce Christ, ou la divinité de l’homme Jésus était sa nature divine, la sainteté qui l’animait. La vérité, la vie et l’amour divins donnaient à Jésus l’empire sur le péché, la maladie et la mort. Sa mission était de révéler l’être céleste, de prouver ce qu’est Dieu et ce qu’Il fait pour l’homme.

Un musicien démontre la beauté de la musique qu’il enseigne afin de montrer à l’élève le chemin par la pratique aussi bien que par les préceptes. L’enseignement de la vérité et l’application de cette vérité par Jésus impliquent un tel sacrifice que nous sommes forcés d’admettre que c’est l’amour qui en était le Principe.

C’était là la précieuse signification de la carrière sans péchés du Christ et de sa démonstration de puissance sur la mort. Sa foi et son obéissance sont d’une évidence sans contexte.

Jésus-Christ n’enseignait pas simplement une théorie, une doctrine ou une croyance. C’était le Principe divin de tout être réel qu’il enseignait et la mettait en pratique.

Jésus envoya à Jean-Baptiste un message qui devait prouver incontestablement que Le Christ était venu : « Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles recouvrent la vue, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. » (Lc 7 : 22)

Jésus, en parfait accord avec son affirmation : « Détruisez ce temple (corps), et en trois jours “Je” (l’Esprit) le relèverai » (Jn 2 : 19), prouva, par sa réapparition après le crucifiement, que la vie est Dieu. C’est comme s’il avait dit : Le, « Je » (la Vie, la substance et l’intelligence de l’univers) n’est pas dans la matière et ne peut donc être détruit. Les paraboles de Jésus expliquent la vie, comme ne se mêlant jamais au péché ni à la mort.

Jésus envoya en mission soixante-douze disciples en même temps, cependant l’histoire ne parle favorablement que de douze d’entre eux. La tradition lui en attribue deux ou trois cents autres qui n’ont laissé aucun nom : « Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. » (Mt 22 : 14) Ils s’écartèrent de la grâce parce qu’en réalité ils manquaient de foi ; ils ne comprirent jamais les enseignements du Christ.

À suivre

Vivre la fraternité humaine

 

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