Sans pardon, pas d’union avec le Christ (partie 2)

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La foi, élevée jusqu’à la compréhension spirituelle, est l’évidence obtenue de l’Esprit, évidence qui réprouve le péché de toute nature et établit les revendications de Dieu.

En hébreu, en grec, en latin et en anglais, le terme foi et les mots correspondant à ce terme ont ces deux significations : le fait d’être plein de confiance et le fait d’être digne de confiance. Une certaine foi confie son bien-être à autrui. Une autre foi consiste à comprendre l’Amour divin et la façon dont il faut travailler à son « salut avec crainte et tremblement ».

« Je crois, Seigneur ; viens au secours de mon incrédulité ! », exprime l’impuissance d’une foi aveugle ; tandis que l’injonction ; « Crois… et tu seras sauvé ! » exige que l’on soit digne de confiance, sûr de soi-même, ce qui embrasse la compréhension spirituelle et confie tout à Dieu.

En hébreu, le verbe croire signifie aussi être ferme ou être constant. Cela s’applique certainement à la Vérité et à l’Amour compris et pratiqués. Être ferme dans la faute ne sauvera jamais du péché, de la maladie et de la mort.

Connaître les textes originaux, et être disposé à renoncer aux croyances humaines (établies par des hiérarchies, et suscitées quelquefois par les pires passions des hommes), c’est ouvrir le vrai chemin menant vers Dieu et faire de la Bible la carte de la vie, où sont indiqués les bouées et les courants guérisseurs de la Vérité.

Celui à qui « le bras du Seigneur » est révélé aura foi en son témoignage, et il s’élèvera à une vie nouvelle par la régénération. C’est là, avoir part au pardon (l’expiation) ; c’est la compréhension qu’avait Jésus lorsqu’il souffrit et triompha.

Le temps est proche où les vues générales des théologiens concernant le pardon subiront un grand changement, et ce changement sera aussi radical que celui qui s’est effectué dans l’opinion populaire relativement à la prédestination et aux châtiments futurs.

La théologie érudite considère-t-elle que l’effet principal du crucifiement de Jésus soit d’accorder un pardon facile à tous pécheurs qui le réclament et sont disposés à le recevoir ?

Le spiritisme considère-t-il la mort de Jésus nécessaire uniquement pour prouver, par la réapparition du Jésus matériel après la mort, que les esprits peuvent revenir sur terre ?

S’il en est ainsi, je ne suis d’accord avec aucune de ces deux doctrines. L’efficacité du crucifiement résidait dans la démonstration qu’il fit pour l’humanité de l’affection et de la bonté mises en pratique.

La vérité avait été vécue parmi les hommes ; mais avant de voir qu’elle permit à leur Maître de triompher du sépulcre, ses proches disciples ne pouvaient admettre qu’une telle chose fut possible.

Après la résurrection, même l’incrédule Thomas fut forcé de reconnaître à quel point était complète la remarquable preuve de la vérité et de l’amour.

L’essence spirituelle du sang, c’est le sacrifice. L’efficacité de l’offrande spirituelle de Jésus est infiniment plus grande que ne le peut exprimer ce que signifie pour nous le sang humain. Le sang matériel de Jésus n’était pas plus efficace pour purifier du péché quand il fut versé sur le « bois maudit » que lorsqu’il coulait dans ses veines alors qu’il était chaque jour occupé aux affaires de son Père.

Sa vraie chair et son vrai sang étaient sa vie ; et ceux qui participent à cette vie divine mangent en vérité sa chair et boivent son sang. Jésus enseigna le chemin de la vie par la démonstration, afin que nous puissions comprendre comment ce principe divin guérit les malades, chasse la faute, et triomphe de la mort.

Jésus présenta mieux l’idéal de Dieu que ne le pouvait tout homme d’une origine moins spirituelle. Par son obéissance à Dieu, il démontra plus spirituellement que tout autre le principe de l’être. D’où la force de son exhortation : « Si vous m’aimez, gardez mes commandements. »

À suivre

 

 

 

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