Sans pardon, pas d’union avec le Christ (partie 1)

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Nos chemins ont divergé dès le commencement, et nous n’avons guère l’occasion de nous entraider. Par contre, si mes amis suivent la même route que moi, nous avons les mêmes indicateurs de chemin de fer, et nos intérêts réciproques sont identiques ; ou, si je suis leur itinéraire, ils m’aident, et notre amitié peut durer.

L’homme qui aime les choses du monde, en raison de sa sympathie pour la matière, est aux ordres de la faute et sera attiré par elle.

Il ressemble au voyageur allant vers l’Ouest pour faire un voyage d’agrément. La société est attrayante et les distractions passionnantes. Après avoir suivi le soleil pendant six jours, il retourne vers l’Est le septième jour, satisfait pour peu qu’il s’imagine être entrainé dans la bonne direction. Puis, honteux de sa course en zigzag, il voudrait emprunter le passeport de quelques pèlerins plus avisés espérant par ce moyen trouver et suivre le bon chemin.

Si nous oscillons comme un pendule entre le péché et l’espoir du pardon (l’égoïsme et la sensualité nous faisant rétrograder constamment), notre progrès moral sera lent. S’éveillant aux exigences du Christ, les mortels éprouvent de la souffrance. Alors, comme des hommes qui se noient, ils font de vigoureux efforts pour être sauvés ; et grâce à l’amour précieux du Christ, leurs efforts sont couronnés de succès.

« Travaillez à votre salut », voilà ce qu’exigent la Vie et l’Amour, car à cette fin, Dieu opère en vous. « Faites-les valoir (vos talents) jusqu’à ce que je revienne. » Attendez votre récompense et « ne vous lassez pas de faire le bien ».

Si, dans vos efforts, vous êtes assailli par des difficultés terribles, et que vous ne receviez aucune récompense immédiate, surtout ne retournez pas à la faute et ne devenez pas un traînard dans la course.

Lorsque la fumée de la bataille se sera dissipée, vous discernerez le bien que vous avez fait, et vous recevrez selon vos mérites. L’Amour ne se hâte pas de nous délivrer de la tentation, car l’Amour entend que nous soyons éprouvés et purifiés.

Notre délivrance finale de la faute, grâce à laquelle nous jouissons de l’immoralité, d’une liberté sans bornes et d’un sens exempt de péché ne s’obtient pas en suivant des sentiers fleuris, ni en mettant notre foi, sans les œuvres, dans l’effort qu’un autre aura fait pour nous. Quiconque croit que la colère est juste ou que la divinité est apaisée par la souffrance humaine ne comprend pas Dieu. La justice exige la réforme du pécheur. La miséricorde n’acquitte la dette que lorsque la justice y consent. La vengeance est inadmissible.

La colère qui n’est qu’apaisée n’est pas détruite, mais on s’y livre encore dans une certaine mesure. La Sagesse et l’Amour peuvent exiger bien des sacrifices du moi pour nous sauver du péché.

Un seul sacrifice, quelque grand il est, est insuffisant pour payer la dette du péché. La réconciliation exige une immolation constante du moi de la part du pécheur. Il serait divinement antinaturel que la colère de Dieu s’épanchât sur son Fils bien-aimé. Une telle théorie a été imaginée par les hommes.

En théologie, le pardon est un problème difficile, mais son explication scientifique est que la souffrance est une erreur du sens pêcheur que détruit la Vérité, et que finalement le péché et la souffrance tomberont tous deux aux pieds de l’Amour éternel. Selon la tradition rabbinique, « Celui qui, ferme dans la foi, suit une seule doctrine a le Saint-Esprit vivant en lui. »

Cet enseignement est sévèrement censuré dans ce passage de l’Écriture : « La foi sans les œuvres est morte. » Si la foi n’est qu’une simple croyance, elle est comme une pendule n’oscillant entre rien et quelque chose, n’ayant pas de fixité.

 

 

 

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