Mon ambition avec ce journal : Vivre la fraternité humaine.

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En partant de notre concept de base : « L’Amour », je rappelle l’idée directrice de l’ensemble des idées avancées dans mon site, et qui ont été exposées et développées sur les différents articles qui en ont fait le cœur, il s’agit de mon approche.

La Fraternité humaine.

La fraternité, un mot qui orne les frontons de nos édifices publics, l’un des plus beaux mots de notre vocabulaire, mais, à dire vrai, que recouvre-t-il, qu’en est-il de la fraternité de nos jours ? Est-elle véritablement pratiquée de par le monde et ne l’a-t-elle jamais été, parvient-elle à fédérer les peuples, à polir les mœurs, à unir les hommes, où n’est-elle, hélas ! Qu’une belle utopie ?

Poser la question, c’est déjà tenter d’y répondre, aussi je compte sur mon groupe fidèle de visiteurs pour reprendre la balle au bond et élargir le propos que j’ai essayé d’initier de mon mieux dans ces articles. Au commencement, l’idée de fraternité était conjointe de l’idée de filiation. Nous étions frères parce que nous étions fils, les fils d’Adam, fils de Dieu.

Pour la raison que nous étions les enfants d’une grande famille, une famille qui se déployait sur la terre, unie par un semblable destin, nous nous devions naturellement aide et secours. Dieu, qui a donné la vie par amour, est le ciment de cette fraternité universelle. Les hommes bénéficiaient tous du même don à l’origine, leur nature humaine et sa dimension spirituelle. De là, la force particulière que prenaient dans la pensée chrétienne les notions de dignité humaine et d’égalité entre les hommes.

Non qu’on ne puisse nier les inégalités circonstancielles, mais ce qui unissait alors les sociétés était la recherche d’un bien commun, ce qui signifiait qu’une cité, qu’un pays était des organisations unifiées par une finalité identique, à la fois celle de chacun et celle de tous.

« La cité est une communauté de semblables, et qui a pour fin la vie la meilleure possible » — écrivait déjà Aristote.

Le Nouveau Testament n’allait faire qu’amplifier le sentiment de respect et de sollicitude qu’il nous était recommandé de vouer à autrui, cet être qui ne devait pas être considéré comme autre, mais comme proche, un prochain que l’on avait le devoir d’aimer comme soi-même.

La notion de fraternité n’était donc pas limitée à la fratrie familiale, mais à la fratrie humaine dans son ensemble, c’est-à-dire à tous les autres, eu égard à leur ressemblance avec nous-mêmes. Nous n’étions plus seulement des semblables, mais des proches. Ainsi la communauté humaine était-elle envisagée comme une communauté d’amour qui s’adressait à des personnes. Puis, les temps ont changé et, du communautaire, nous sommes passés, après la Révolution française, au collectif. Dieu était mort ou moribond, et les fils, n’ayant plus de référence, n’avaient plus de frères, mais des contemporains, des égaux, des semblables. La société des hommes était relayée par la société des citoyens.

Cependant, contre toute attente, le mot de fraternité fut conservé, bien que celui de solidarité eût mieux convenu et semblait mieux adapté à cette idée neuve de communautarisme, ce qui laissait sous-entendre que la vie de la personne devait progressivement s’effacer derrière le collectif.

Au lieu d’être tournées les unes vers les autres, les sociétés portaient leur regard vers l’œuvre commune, au point que la communauté d’amour devenait une communauté d’intérêts qui s’adressait à des individus et était, par la force des choses, plus sélective. Nous verrons d’ail — leur apparaître et fructifier les associations, les cercles, les groupes, les corporations, les confréries, etc.

Néanmoins, l’idée de fraternité ne disparaîtra jamais pour trois raisons, d’abord parce qu’elle est en soi une aspiration profonde de chacun vers cet autre qui peut être, tout autant, le semblable que le différent, l’inconnu que le familier, le proche que le lointain, ensuite, parce qu’elle est le lien qui relie ce que la vie tente de séparer, et, enfin, parce que ce qui fonde la fraternité n’est, ni plus, ni moins, ce que l’on partage, la famille, la patrie, les souvenirs, le passé.

Nous savons tous qu’un peuple disparaît lorsqu’il n’a plus de mémoire, qu’un être meurt quand il n’a plus de souvenir. Davantage que sur un avenir possible, la fraternité s’établit, se construit, s’érige sur un passé commun.

C’est la traversée du temps qui noue les liens et les renforce. Cette fraternité-là existera quoiqu’il arrive dans le temps et hors du temps. Elle sera, tour à tour, une fraternité de douleur ou une fraternité d’espérance, ni tout à fait utopique, ni tout à fait réelle.

Dans un univers où nous devons rapidement évoluer pour suivre le rythme des changements de notre environnement, il est essentiel de bien cerner qui nous sommes, au cœur de cette diversité et ainsi mieux concourir vers notre devenir comme membre de la civilisation humaine.

Notre racine identitaire favorise l’émergence d’une estime de soi et d’un équilibre culturel essentiel à l’émancipation individuelle et collective. Cette identité doit être perçue dans un contexte géopolitique lié à une perspective actuelle des politiques nationales et internationales.

Les pays en voie de développement qui émergent de période de colonisation où une oppression ou une exploitation a pu altérer la dignité humaine ont besoin d’une période de reconstruction identitaire et d’une mise à niveau des traditions ancestrales.

Pour se reconstruire, encore faut-il être en mesure de reconnaître les fondations : la culture, les mœurs, les valeurs fondamentales et traditionnelles, les aspirations collectives, le patrimoine et la religiosité. La diversité culturelle qui se retrouve dans l’ensemble des pays industrialisés, demande des compétences sociales et morales pour favoriser la tolérance, l’ouverture à la différence et le respect mutuel. Une certaine homogénéité culturelle se développe sous l’hégémonie des États-Unis, et ce, sur l’ensemble de la planète.

Qu’on soit dans un centre d’achat à Pékin, à Dubaï, à Londres, à New York ou à Montréal, c’est le même marché de consommation, les mêmes marques recherchées et quelque part… la même élite. Les pratiques locales sont souvent dans des contextes de survie par rapport à l’offre internationale. Cette situation crée des iniquités majeures qui se manifestent par des conflits armés, une hausse de la criminalité et des mouvements de populations impensables.

Le manque de communication, les irrégularités administratives, la corruption et les injustices sociales sont des facteurs de démobilisation et peuvent devenir des éléments susceptibles de causer du tort aux populations démunies.

Pour ce qui est des pays riches, une subversion passive s’est enclenchée depuis la chute du communisme, l’avènement de Benoît XVI et la guerre en Irak. La pulsion divine se manifeste par la foi en un devenir cohérent et l’engagement dans un processus de dépassement de soi axé sur la paix et l’élévation de la conscience : harmoniser les relations internationales au profit des populations en favorisant un meilleur partage de la richesse.

Développer des gouvernances axées vers une convergence collective de projection sociale. Assurer la protection de la culture et du patrimoine pour sauvegarder l’identité tout en adhérant à la communauté internationale en tant que nation, comme communauté, comme pays ou comme collectivités.

Soutenir les projets constitutionnels et donner la parole aux citoyens. De plus en plus notre devenir sera universel et nous devons le plus rapidement possible favoriser l’émergence de ponts entre nos rives culturelles pour garantir la paix, la coopération et l’équité.

 

 

 

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