L’estime de soi (troisième partie)

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En dernière analyse, nous nous accepterons tels que nous sommes si nous ne perdons pas de vue que Dieu nous aime avec nos limites, qui font partie de notre chemin de sanctification et constituent la matière de notre lutte. C’est le Seigneur qui nous choisit, comme il a choisi les douze : des hommes ordinaires, avec leurs défauts, leurs faiblesses, plus prodigues de paroles que d’actes. Et pourtant, Jésus les a appelés pour en faire des pêcheurs d’hommes (cf. Mt 4, 19), des co-rédempteurs, des dispensateurs de la grâce de Dieu.

Devant le succès et les échecs

Dans cette approche surnaturelle, nous comprenons avec plus de profondeur notre manière d’être et notre parcours biographique qui trouvent pour nous leur sens plénier. Dans une perspective d’éternité, nous relativisons les succès et les performances temporelles. Ainsi, si nous nous réjouissons d’être efficaces dans notre activité, nous savons aussi que le plus important est qu’elle nous ait aidés à grandir en sainteté. C’est le réalisme chrétien, la maturité humaine et surnaturelle, qui de même qu’il ne se laisse pas aller à l’exaltation du triomphe ou de la louange, ne cède pas non plus au pessimisme devant la défaite. Comme il est utile de dire, avec saint Pierre, que ce que nous avons fait de bon nous l’avons fait au nom de Jésus-Christ de Nazareth !

En même temps, admettre que les difficultés extérieures ou les imperfections personnelles limitent nos résultats est un des aspects qui donne une forme à l’estime de soi-même, un fondement à la maturité personnelle, tout en laissant la porte ouverte à l’apprentissage. Ce n’est qu’en reconnaissant nos carences et en essayant de tirer une expérience positive de ce qui est arrivé que nous pouvons apprendre.

Tu as échoué ! — Nous, nous n’échouons jamais. — Tu avais mis toute ta confiance en Dieu. — Puis, tu n’as omis aucun moyen humain. Persuade-toi de cette vérité : ton succès — Maintenant et en ceci —, c’était justement d’échouer. — Rends grâce au Seigneur et recommence. Nous sommes ainsi à même d’emprunter le chemin de la Croix qui montre les paradoxes de la force qui réside dans la faiblesse, de la grandeur de la misère et de la croissance dans l’humiliation et qui témoigne de son efficacité extraordinaire.

 

 

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