Voir la vie autrement

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vie culturelle

J’ai pris la route, incessamment sans savoir pourquoi. Et puis j’ai expérimenté « une disposition », une certitude, une émotion, un apaisement.

Me mettre en route pour prendre soin de mon âme, en espérant trouver « quoi, qui », « où » … Certains savent très bien quoi : la paix, la confirmation d’une foi, la réponse à une question, l’union avec un afflux de croyants ; moi j’avais une idée très vague de là où doivent m’amener mes pas.

Depuis des siècles, les ascètes sillonnent les chemins vers Saint-Jacques-de-Compostelle, La Mecque, le Mur des Lamentations, les déserts, les monastères, les kibboutz, etc., en quête d’une expérience ou d’une révélation spirituelle. Qu’ont empruntent les grandes routes ou les chemins de passage, qu’ont soient religieux ou simplement curieux, qu’ont mènent à une illumination réjouissante ou à un désappointement, les voyages spirituels sont toujours des moments particuliers, qui laissent des traces souvent exceptionnelles.

Les voyageurs spirituels parlent avec émotion de cette expérience intime qui nous a conduits si loin à l’intérieur de nous-mêmes. Sans oublier qu’on a aussi traversé le chaos, le doute, le découragement, avant de découvrir, toujours, une part de nous qu’on ignorait, une part divine, peut-être. Une rencontre surprenante comme une histoire d’amour…

Tout change dans notre monde moderne ! Nous réitèrent les médias d’information, nous devons nous adapter. La famille n’est plus ce qu’elle était, la société a évolué. Les organisations, qu’elles soient privées, publiques, ou parapubliques, doivent sans cesse négocier de nouveaux virages : le virage ambulatoire dans le monde de la santé, le virage technologique dans le monde des affaires et le virage informatique pour tout le monde. Celles qui ne le font pas sont vouées à l’inadaptation ; elles se feront coiffer par la compétition et éventuellement elles disparaîtront. On demande également aux individus de changer. S’il est évident que le changement est inévitable, quel doit être alors notre rapport au changement ? Faut-il s’y adapter, y résister ? Mais peut-on aussi le ralentir ?

La sagesse de l’arbre nous enseigne à accepter et à nous adapter aux changements qui surviennent. Le changement fera toujours partie de la vie. Puisque la vie est mouvement, elle est nécessairement transformation. Tout comme l’arbre qui doit affronter les saisons de la nature, nous avons à composer avec les saisons de la vie. Il y aura des saisons chaudes et des saisons froides ; des périodes creuses et des périodes lumineuses. Et toutes ces séquences influenceront le bonheur dans notre vie.

Le bonheur traversera des étés et des hivers, en ce sens qu’il semblera croître durant un certain temps et stagner ou même décliner à d’autres moments. Mais comme l’arbre, si les racines de notre bonheur sont solides, si elles sont bien ancrées dans le sol de notre cour, le bonheur se multipliera et poursuivra sa croissance dans notre vie.

On ne peut contrôler les saisons de la nature. Elles viennent, que nous les souhaitions ou non. De même, on ne peut se soustraire aux saisons de la vie qui viendront modifier notre existence. Il nous appartient toutefois d’apprendre à composer avec les changements. Nous acceptons de bon gré des changements qui présentent pour nous des avantages évidents. Mais nous sommes plus réticents à accepter les transformations qui touchent à notre bonheur.

Accepter l’autre comme il est…
Guy Parent

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